LE CHAUFFAGE AU CHARBON
Reparation
- Installation - Depannage - Entretien - Conseils
La
houille (mot wallon francisé), est une roche carbonée. C'est également
une roche combustible fossile solide provenant de la décomposition d'organismes
du carbonifère.
Utilisé depuis le
XIe siècle, l'extraction de ce combustible dans les mines a rendu
possible la révolution industrielle au XIXe siècle. Depuis,
la houille constitue une des principales sources d'énergie des pays industrialisés.
La
houille est une qualité spécifique de charbon, terme générique
qui recouvre trois catégories de combustibles solides de même origine
(kérogène), mais dont les gisements sont à différents
stades de transformation : la tourbe, le lignite et enfin la houille, dont
l'anthracite est une variété de qualité supérieure.
Pour
les besoins industriels et domestiques, un charbon se caractérise par :
-
sa teneur en matières volatiles (MV) exprimée en pourcentage par
rapport à la masse totale. Celles-ci sont constituées principalement
de méthane et d'hydrogène ; sous l'effet d'une élévation
de température, les matières volatiles se dégagent du combustible,
s'enflamment facilement, et accélèrent la combustion.
- son pouvoir
calorifique (exprimé en kJ/kg), quantité de chaleur fournie par
la combustion d'un kg de charbon.
- sa teneur en eau exprimée en pourcentage.
- sa teneur en cendres exprimée en pourcentage. Les cendres sont les
résidus solides de la combustion du charbon, et peuvent contenir des polluants,
métalliques notamment, voire un peu de métaux radioactifs.
-
sa teneur en soufre exprimée en pourcentage ; la présence de
dioxyde de soufre dans les fumées de combustion contribue à la pollution
de l'environnement.
Production d'électricité
L'utilisation du charbon dans les centrales thermiques
est très importante ; ces centrales fournissent 40 % de la production
mondiale d'électricité, la moitié aux États-Unis et
en Allemagne. Longtemps considéré comme dépassé, l'intérêt
du charbon revient quand les besoins énergétiques atteignent les
capacités maximales de production de pétrole ou de gaz naturel,
renchérissant leur coût. L'utilisation du charbon, notamment dans
les centrales électriques, a fait et continue à faire des progrès
énormes en matière de réduction des émissions de polluants
tels que le soufre, les oxydes d'azote et les particules fines. Par contre rien
ou presque n'a changé en matière d'émission de gaz à
effet de serre. Une centrale au charbon actuelle émet sensiblement moins
de CO2 par kilowatt-heure produit qu'une ancienne (du fait du meilleur rendement)
mais deux fois plus qu'une centrale au gaz. Le retour du charbon sera donc (et
est déjà) un désastre en matière de réchauffement
climatique. La séquestration du CO2 apparaît comme une solution intéressante,
mais elle ne sera pas disponible à grande échelle avant de nombreuses
années.

